Les vacances dans le Sud ne sont pas faites pour se reposer? Je peux vous dire que moi, je suis revenue pas mal fatiguée en tout cas! Et que ce fut rapide n’est-ce pas? Mais que ce fut un réel plaisir de vous voir, de partager quelques repas avec vous et bien sûr quelques bières!
Déjà sept semaines depuis mon retour et il me semble que Noël est encore bien plus loin que ça…
Quelques clichés en vrac depuis ce fameux retour.
4 janvier au matin.
Départ de Montréal. Le retour au Nord s’amorce déjà concrètement avec la rencontre de presque tous mes collègues et amis à la porte d’embarquement d’Air Inuit. Beaucoup de blabla. Départ prévu pour 8h00 je crois. Le premier embarquement se fait dans les temps… … Saviez-vous qu’on peut booster un avion???? Rassurant d’entendre le pilote demander de quitter l’avion le temps de recharger la batterie… Une heure ou 45 minutes plus tard… Second embarquement… Cette fois, il y a un indicateur qui est défectueux et qu’il faut changer avant le décollage… Mais heureusement, nous pouvons demeurer dans l’appareil :O) Moi qui me préoccupais de ne pouvoir décoller à cause de la température!!!10h30 je crois… L’avion commence à bouger sur la piste! Ça sans le départ et la fébrilité à plein nez. Mon partenaire de vol est plutôt discret et ça me convient totalement, car je me perds un peu dans mes pensées. (J’ai oublié de vous dire!!!! Pendant le changement de l’indicateur (après le deuxième embarquement) j’ai eu juste le temps d’acheter un billet d’avion pour l’Inde!!! Quoi de mieux que le tarmac d’un aéroport pour planifier son prochain voyage!!!!) Je suis donc installée à côté de mon hublot, essayant de m’imaginer rencontrant une vache sacrée dans les rues de Delhi et je suis impatiente à l’idée de retrouver mon petit chez moi et ma petite fenêtre d’Umiujaq.
Le meilleur moment de ce retour fut sans aucun doute notre arrivée à l’aéroport du village. 5 ou 6 personnes sont là, serrant la main des uns et des autres, souhaitant un bon retour et une bonne année. Welcome home! Happy New Year! Et que dire de ce 2 km et demi, assis dans la boîte du pick-up de l’école avec quelques-uns de mes moins frileux collègues, conduits par la directrice jusqu’à la maison!
Tout est là, exactement comme je l’avais laissé… un peu dans la catastrophe du départ précipité pour je ne me rappelle plus trop quelle raison…
Retour de M et J.
Vous vous rappelez peut-être de mes élèves d’IPL. Les cours de photographie avec la classe de « raccrocheurs ». Bon, je l’avoue, cours est un bien grand mot… mais chaque semaine nous passons inévitablement 45 minutes tous ensemble, caméra en main, à explorer notre environnement :O) Nous parlons beaucoup, rions beaucoup et faisons beaucoup de photos. Toujours est-il que juste avant Noël (le jour de notre départ pour le Sud je crois), j’apprends que M et J (deux de mes élèves) nous quittent pour une autre communauté… Je suis vraiment attristée d’apprendre cette nouvelle et en même temps très touchée, car en m’annonçant son départ, M me serre la main et me dit que je suis une bonne enseignante! Ouf! Bon je sais… je viens de dire que je n’enseigne pas beaucoup la photo… mais M elle ne le sait pas!!!!
Il y a 2 semaines, je suis installée dans le corridor, devant mon bureau, en train de parler avec A quand tout à coup je vois arriver devant moi le jeune couple tout souriant (c’est vrai… j’avais oublié de vous dire qu’il s’agissait d’un couple…)! Ils sont de retour! Je suis vraiment contente de les revoir! Nous nous serrons la main longtemps, longtemps, longtemps. Ils sourient, je souris, nous sourions et nous nous disons à demain, car le cours de photo nous réunira de nouveau.
M et J, avant leur départ, vivaient avec la famille de la jeune fille de 16 ans. Pour des raisons monétaires je crois, ils ont tous dû quitter la communauté en décembre dernier… Hummm… Les gens du village d’Inukjuak devaient être bien heureux d’accueillir cette famille… Je ne connais pas toute l’histoire, mais il me semble bien étrange de déplacer ainsi le problème d’argent de ces gens.
Toujours est-il que ces deux élèves, après quelques semaines d’éloignement, ont décidé de revenir vivre à Umiujaq… sans la famille de M. Le couple n’étant pas majeur, les services sociaux ne veulent pas les laisser vivre ensemble. Je ne sais pas trop comment ces deux adolescents s’organisent depuis leur retour, mais je les vois à l’école presque tous les jours et presque toujours souriants… Je crois bien que les choses finiront par s’arranger pour eux. En attendant, je me contenterai de prendre exemple sur eux et sur leur manière très zen d’aborder le quotidien qui est le leur.
Petit clin d’œil musical
D et D sont deux petites sœurs jumelles de 2e année. Pour moi, il est presque impossible de les distinguer. Il me semble qu’il y a des différences… mais lorsque je les vois séparément… je n’y arrive presque jamais! Il y a quelques semaines, après une longue journée de travail, DD est venue me rendre visite. Ma porte de bureau était ouverte, je préparais ma journée du lendemain et écoutant de la musique avec mon iPod en ne portant qu’un seul écouteur. DD s’est assise sur la chaise à côté de moi et a pris celui qui était libre. Elle s’est tournée vers moi et a commencé à me dévisager en souriant. La musique était en français et je me suis mise à fredonner les paroles. DD a alors pris un air sérieux, à penché la tête sur le côté, puis a fini par me lancer le plus beau des sourires! Nous sommes restées ainsi jusqu’à ce que Dora (l’exploratrice… ouioui… ) vienne récupérer la jeune fille à la demande de sa mère qui l’attendait pour rentrer à la maison.
St Valentin
Mon premier valentin est venu de M, une élève de 5e année. J’étais assise dans ma petite classe, écoutant une fois de plus de la musique avec mon iPod (je sais j’avais dit que je n’amènerais plus de iPod à l’école, mais là je n’ai pas le choix, car mon ordi de travail fait des free games et ne veut plus me laisser écouter ma musique…) et travaillant avec toute la concentration du monde. Ma musique était forte et j’avais la tête penchée sur les travaux de mes élèves de vendredi. Tout doucement, je sens une main se déposer sur mon épaule. Je relève la tête et mon regard croise les yeux moqueurs de M. Elle me sourit et me tend sa petite carte en forme de cœur qui dit : « Tu es mon petit cœur en chocolat »! Et j’ai droit à un câlin! Wow! Je suis partie dîner à la maison avec le cœur dans les nuages et le sourire au visage c’est certain! M est une de ces élèves qui a une réputation qui la précède et qui ne s’entend pas bien avec la plupart des adultes. Elle a besoin de beaucoup d’attention et c’est sans doute pourquoi avec moi ça va plutôt bien. Je la vois une ou deux fois par semaine et nous travaillons ensemble, en tête à tête ou à trois. Elle vit avec la dame qui travaille pour les services sociaux, elle est en famille d’accueil. C’est une magnifique joueuse de hockey et je l’adore évidemment! Elle ne sait pas à quel point elle m’a fait plaisir avec cette petite carte!
En parlant de hockey…
Hier avait lieu ma troisième pratique de hockey… à vie! La semaine dernière, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et je me suis rendue à l’aréna du village. Presque chaque jour de la semaine, à 19h00, c’est le temps de glace réservé aux filles pour le hockey. Saviez-vous que le plus grand défi de ma première pratique a été de trouver l’équipement qui m’allait… mais surtout de le mettre! Ça m’a rappelé la première fois où j’ai changé une crevaison!!! J’avais tous les morceaux devant moi, mais n’avais aucune idée de l’ordre dans lequel assembler le tout! Alors maintenant, je peux vous dire qu’il ne faut pas mettre les épaulettes en premier ou encore les pantalons ou encore les patins… Ça a bien dû me prendre 40 minutes à assembler le tout… et heureusement, j’ai eu de l’aide de quelques élèves qui était venus assister à mes débuts :O) (C’était un vendredi et dans l’avant-midi, j’avais partagé à A mon intention d’aller jouer au hockey en soirée… ça réaction a été très drôle… il a spontanément éclaté de rire!!! )
Première pratique… je peux me tenir sur mes patins (merci Sophie)… en m’accotant sur mon bâton :O) Heureusement, mes nombreux km de roller blade m’aident à tenir debout et même à me déplacer sur la glace. Quelques tours de patinoire, j’essaye d’attraper une rondelle au passage (bordel c’est vivant ou quoi cette petite chose insolente) et je suis déjà essoufflée (au fait… je l’étais déjà avant d’embarquer sur la glace je crois, juste avec l’effort déployé pour mettre l’équipement…). Nous sommes 8 si je me rappelle bien, 5 enseignantes et 3 élèves (du projet de la France). Les filles sont bonnes! Sandra, Angela et moi (les allunat) en sommes à notre première expérience et les autres sont bien patientes avec nous, notre lenteur, notre maladresse et notre méconnaissance des règles de base!
Deux équipes sont rapidement formées et la partie commence! Je réalise alors que je ne suis pas trop efficace sur le freinage! Elle arrive vite la bande lorsqu’on est incapable de regarder devant soit en patinant avec la rondelle! Je croyais que c’était plus grand que ça une patinoire!!!! Essayer de m’imaginer, avançant à toute vitesse (bon d’accord… je n’allais peut-être pas si vite, mais quand le champ de vision est réduit tout défile plus vite devant les yeux!), partant de la ligne bleue de ma zone avec la rondelle, oubliant totalement de faire des passes, n’entendant plus rien que le bruit de mes patins sur la glace, me dirigeant telle une professionnelle de hockey vers le but adverse et sentant fièrement que j’allais mettre la rondelle dans le filet. Est-ce que vous voyez cette image? Et bien tous les élèves présents dans l’aréna l’on vu eux! Et ils m’ont aussi vu compter mon premier but en carrière!!! Bon d’accord…le filet était désert… et c’est juste après avoir envoyé cette minuscule pastille noire entre les poteaux que je me suis rendu compte de la petitesse de la patinoire et de la rapidité de la bande!
Trois pratiques plus tard, je suis enfin capable de patiner avec la rondelle et de regarder devant moi… bon, pas encore de manière continue, mais à une fréquence assez élevée pour ne plus être surprise lorsque je vois la bande arriver! Puis aussi, mon freinage s’est déjà amélioré! Je me vois déjà comme la joueuse clé de notre équipe de filles qui participera à la Hudson Cup en Mars! Car évidemment, je veux déjà participer à un tournoi! Il n’y a que trois inscriptions sur l’équipe jusqu’à maintenant pour l’événement… alors je me dis… du moins je crois… que je pourrais peut-être être une joueuse plus utile que pas de joueuse du tout..??.?.? Puis il me reste bien 4 ou 5 semaines de pratique!
Et la température vous me direz?????
LA BAIE A ENFIN GELÉE!!!!! Ouf, il était temps!
Éric D, je peux te dire qu’ici, lorsqu’il fait -50 (ouioui ça arrive parfois) la neige craque joyeusement sous mes pas. L’autre soir, en revenant de mon cours de couture (hahahahahaha! Ben oui je suis des cours de couture!!! Mais vous cesserez de rire et serez peut-être même jaloux lorsque vous verrez mes super baluk (mitaines) en cuire) je marchais entre les conteneurs en regardant les nombreuses étoiles et je souriais au chant de la neige.
Hier, il ventait tellement (j’ai failli m’envoler plusieurs fois) que nous avons perdu tous les enfants sur le chemin de l’école… Je suis arrivée au travail et il n’y avait aucun élève sur les lieux! Tous emportés par le vent! Ils n’ont même pas eu le temps de se rendre à l’autobus jaune! 100km/h ça balaye un village en un clin d’œil! Mais plus sérieusement, les élèves du primaire ont eu congé à cause des vents trop violents (l’autobus jaune semble avoir disparu du village… mais pour aller où??? Peut-être au Canadien tire (le dépotoir))!!!
J’ai réellement eu de la difficulté à me rendre à l’école! En plus, j’ai maintenant une côte à monter (c’est vrai, je ne vous l’ai pas dit… je tente d’établir un record… le plus grand nombre de déménagement et de changement de numéro de téléphone dans une seule année! Mon appart devenait difficile à chauffer et celui de mon voisin aussi (mon chauffage contrôlait le sien et vice-versa, il y avait des trous dans nos fenêtres et nous étions trois sur la même réserve d’eau (ce qui fait que nous en manquions continuellement) alors, nous avons décidé Mark et moi, de colocationner dans un charmant 4 et demi. L’appart est vraiment bien, tout est plus récent, le chauffage est merveilleux avec un contrôle dans chaque pièce et ça coûte moins cher!) Tout ça pour dire que l’expédition vers l’école hier fut un réel plaisir pour moi. Je suis maintenant à trois bonnes minutes de marche, avec une petite pente à grimper! Avec des vents de face et une route un peu glacée, j’aurais eu besoin de mes crampons!
Et les aventures???
Côté aventure dans la toundra, c’est plutôt tranquille. Mais en y pensant bien, il y a bien quelques petites anecdotes à raconter ;o)


La première fin de semaine après notre retour fut bien occupée côté plein air pour moi! Le samedi, Sandra, Martyn et moi décidons de skier jusqu’au Richmond Gulf. La température est bonne, il ne fait pas trop froid (environ -20) et nous sommes très motivés. Notre plan : partir à 10h00, skier jusqu’à ce que nous ayons faim, dîner de succulent hot dog sur le bbq et revenir avant la noirceur. La réalité : départ à 11h00, première expérience de ski pour Martyn qui porte des skis à cire qui ne sont pas cirés et qui ne l’ont pas été depuis sûrement 20 ans, une de ses bottes refuse de clipper dans la fixation et il perd ce ski toutes les 20 minutes, nous avons faim rapidement mais essayons de continuer le plus longtemps possible, car nous sommes partis un peu en retard, nous atteignons Umiujaluq vers 13h30 (mi-chemin de notre objectif), finalement il fait très froid avec le vent, nous trouvons une grosse roche derrière laquelle nous abriter pour aller le BBQ portable que nous avons porté depuis le village (nos hotdogs serons trop bons), bombonne installée, nous tentons d’allumer le rond… nous tentons d’allumer le rond… nous tentons d’allumer le rond… puis nous mangeons nos hotdogs crus! Hummm…. Nous avons faim et c’est bon… et je ris, car je suis tellement habituée à ce genre de péripéties (hein Sophie), mais Martyn lui commence à trouver toute cette histoire moins amusante!!! Nous faisons donc demi-tour après cette pause gastronomique! Le retour est vraiment trop chouette, car il est en descente tout le long. Petite pente douce, facile à contrôler, avec un paysage splendide (la baie et le village). Le soleil décide de sortir pour nous accompagner jusqu’à la maison! Moi j’ai adoré l’expérience et Sandra et moi nous disons que nous retenterons le Richmond Gulf avant la fin de l’hiver.
Le dimanche, je me sens prête de nouveau pour un petit tour à ski et je soudoie mon voisin Mark (les pôles de tente oubliées amateur de Honda). Nous allons faire un tour vers la Baie. Il fait comme une mini tempête et nous convenons de rester à proximité du village. Nous commençons donc à longer la Baie vers le Sud. Chacun dans nos bulles, nous nous dirigeons vers le bord de la Baie. Le feeling sous les skis est agréable et doux… À un moment, je brise le silence avec une sorte d’affirmation question : humm… c’est bien mou sous les skis… peut-être sommes nous SUR la Baie…? Humm…. Non, non, nous sommes sur le sable… Ha ok… mais je décide tout de même de me rapprocher de ce qui me semble être la terre ferme… Hummm… Peut-être que nous sommes sur la Baie finalement…. Je me retourne et je vois Mark qui s’enfonce DANS la Baie… La glace craque tout autour de lui, il continue à avancer, mais il commence à caler. Je me fige, j’essaie d’analyser la situation. Je ne crois pas que nous soyons en réel danger. Nous ne sommes pas loin du bord. La Baie ne doit pas être profonde à cet endroit. Nous sommes juste à côté du village. La glace semble solide sous mes skis. Je cesse de bouger, prête à aller aider Mark. Je me vois allongée sur le ventre, lui tendant mes pôles de skis pour le tirer de là. Il finit par toucher le fond… et il a de l’eau jusqu’aux genoux. Les deux pieds bien mouillées, obligé de mettre une main dans l’eau pour enlever les skis. Tout se passe rapidement, il est hors de l’eau et hors de danger, il remet ses skis, je n’ai pas eu besoin de le sauver!
Puis il y a eu la carzy carpet la semaine suivante (car mes ampoules aux talons et mon déménagement m’ont empêchée d’aller skier). Un peu paresseuses, Sandra, Anne-Nathalie et moi avons décidé d’aller glisser à proximité du village, juste à la croisée de la route de l’aéroport. 7 minutes de marche et nous voilà déjà au pied d’une bute intéressante. La montée est à pic, mais la neige est dure. Nous n’enfonçons pas trop. Une descente, deux descentes, trois descentes… C’est bien… mais ce n’est pas tout à fait ça… Du sommet de notre bute, nous observons donc les environs afin de trouver une piste plus attrayante! Nous optons pour un déplacement vers la droite, où à quelques dizaines de mètres, il semble y avoir quelque chose d’intéressant. Le déplacement horizontal s’amorce et nous progressons rapidement vers notre objectif. À quelques mètres de celui-ci, nous réalisons cependant que nous avons été bernées par la neige. Le manque de contraste entre le blanc de la neige et le blanc de la neige nous a empêchées de voir l’obstacle auquel nous faisons face : un mur presque vertical de neige à escalader afin d’atteindre le sommet tant convoité! O.K.! Nous sommes tellement motivées à essayer la piste que nous débutons cette ascension. La neige est dure en surface, mais friable en profondeur. Ça nous prend quelques essais afin de comprendre la bonne stratégie à adopter : cogner sur la neige avec nos grosses bottes afin de faire des trous pour nos pieds en prenant soin de laisser un bon espace entre les deux pour ne pas affaiblir la couche durcie de neige, cogner avec nos poings afin de faire un trou pour nos mains, bien répartir le poids sur chacun de ces appuis, pousser et tirer de manière équilibrée afin de ne pas faire céder la croute de neige sous notre mouvement vertical, se coller le plus possible à la parois et surtout… surtout… avoir confiance que nous atteindrons le sommet à force de persévérance! (D’accord, là je dois vous dire que ce passage passionné sur l’ascension d’une bute d’une dizaine de mètres est tout à fait réel, mais la description de ce moment a grandement été influencée par ma lecture du livre de Jon Krakauer (auteur du roman Into the wild (que je lis présentement) qui a été mis en film et dont la bande sonore est excellente) « Into thin air» (récit de l’ascension de l’Everest) (mon premier livre en anglais lu!!!) (HaHaHaHa tout ça c’est pour toi Éric B. (je veux dire les parenthèses dans les parenthèses))).
Puis nous l’avons finalement atteint ce sommet, le haut de cette bute presque inatteignable à nos yeux! Fières et un peu à bout de force, nous avons étudié la pente qui s’offrait à nous avec un peu d’inquiétude… Vous savez, je suis un peu téméraire parfois ou peut-être juste un peu innocente… je ne sais pas… mais là, la lucidité à pris le dessus! Impossible de partir de notre sommet avec les crazy carpet. Aucun des chemins qui s’offrent à nous ne semble raisonnable à emprunter! Nous décidons donc de descendre de quelques mètres, afin d’atteindre un point de départ plus sécuritaire. Après analyse du terrain, nous élaborons un chemin à suivre et je me lance… … … Le manque de contraste de la neige blanche sur la neige blanche… … … Nous avions déjà oublié ce facteur déterminant! Eh bien, je peux vous dire qu’en plus du volleyball, du hockey, du ski, du jogging, du workout, de la glissade, de la randonnée et de la chute en rivière, je peux maintenant dire que j’ai expérimenté le vol plané à Umiujaq! Outch! Un freinage brusque (avec ma joue gauche (qui me fait encore vaguement mal aujourd’hui quand je la touche, mais je n’ai qu’à ne pas la toucher vous me direz)) m’a amenée à parcourir une dizaine de mètres dans les airs (horizontalement et verticalement confondus). Inutile de vous dire que Sandra a emprunté un autre chemin et m’a heureusement rejoint sans problème. Nous avons donc terminé notre descente ensemble, en prenant bien soin de ne pas aller trop vite afin de pouvoir réagir à toute éventualité! Ce coup-là, ça a cogné dur, je vous dis!!! Ce fut notre dernière glissade de la journée (et je n’y suis pas encore retournée jusqu’à maintenant…)! J’en ai eu mal à la tête pendant plus d’une semaine!!!! Parfois je me dis que je commence à être un peu vieille pour ce genre d’aventures! Mais au moins, ça me fait quelque chose à vous raconter!
À part ça, j’ai essayé le ski à la frontale, la nuit… et lorsque j’ai raconté ça à Nellie (mon amie Inuk), elle m’a demandé si j’étais folle! Il y a des renards qui se promènent la nuit! Cette fois cependant, je crois que j’aurais été bonne pour me sauver plus vite que mon collègue un peu trop pompette qui n’arrivait pas à parcourir plus de 2 m sans s’allonger de tout son long dans la neige!
Ça ressemble pas mal à ça pour les aventures dans la toundra! J’aurai peut-être d’autres histoires à vous raconter bientôt, si je ne me fais pas manger par un ours polaire (il y en a un qui a été vu sur la BAIE maintenant gelée). Face au village, il y a des Îles que j’aimerais bien aller explorer et je pense à une expédition à ski pour les atteindre. Je devrai cependant penser à amener quelqu’un de moins rapide que moi (sûrement Bobby, l’ami qui avait rassuré Mark en lui disant qu’il était en sécurité avec moi…) et peut-être une bombonne de répulsif pour les ours!
J’espère que vous allez tous bien et que vous ne souffrez pas trop de l’hiver. Ici les journées rallongent considérablement et comme vous pouvez le lire, je m’amuse toujours autant. Au travail, je commence à voir quelques progrès chez certains élèves et ça fait plaisir. Je suis presque en sevrage de bière… :O( 5 bières en 4 semaines! Cata! J’espère que l’épicerie arrivera aujourd’hui! Éric D, c’est vrai que je n’ai pas besoin de bières pour apprécier la vie dans mon Grand-Nord, mais j’ai besoin de bières juste pour apprécier La Bière :O) Mon Cheval Blanc du dimanche fin de journée me manque. Pablo, prends une bière à ma santé s’il te plaît et réserve-moi la meilleure table pour le 16 avril prochain!!! Ian, es-tu toujours partant pour aller faire un tour à Air Cargo??? J’aimerais fêter la St-Patrick comme il se doit, mais mon cargo épicerie est presque épuisé et la bière de IGA me donne parfois envie de pleurer!
Je vous dis à bientôt… j’espère plus rapidement cette fois… Faites attention à vous (écoutez qui dit ça!!) et donnez-moi des nouvelles!
Mon nouveau-ancien numéro de téléphone : 819-331-7114
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